Vous trouverez ici les réponses aux questions les plus fréquentes sur WeBlame, son fonctionnement et la protection de vos données. Utilisez la recherche ou filtrez par thème.

Comprendre WeBlame

WeBlame est un tiers de confiance technologique indépendant qui permet aux victimes et aux témoins de toutes formes de violences de déposer un témoignage dans un environnement sécurisé et chiffré.

Sa mission est de lutter contre l’isolement des victimes en permettant d’identifier l’existence éventuelle d’autres victimes ou témoins d’un même auteur, grâce à un système de rapprochement sécurisé des signalements.

WeBlame ne publie aucun témoignage, aucun nom et aucune accusation. Son rôle n’est pas de juger, mais de permettre à des informations aujourd’hui dispersées de se rencontrer.

WeBlame est né d’un constat simple : 90 % des témoins ou victimes ne portent jamais plainte. Pourtant, les auteurs de violences font fréquemment plusieurs victimes au cours de leur vie, et 90 % des victimes connaissent leur agresseur.

Dans de nombreuses affaires révélées ces dernières années, les victimes ne se connaissaient pas et ignoraient totalement l’existence les unes des autres. Cet isolement favorise l’impunité.

Ces affaires montrent combien l’absence de lien entre les victimes peut permettre à certains auteurs d’agir pendant des années, parfois pendant plusieurs décennies. WeBlame a été créé pour répondre à ce problème structurel.

L’objectif est triple :

  • Rompre l’isolement des victimes — permettre à une victime de savoir qu’elle n’est pas seule.
  • Faire émerger les situations de récidive — identifier des signalements indépendants concernant potentiellement un même auteur.
  • Prévenir de nouvelles violences — plus une situation de récidive est détectée tôt, plus il est possible d’éviter que d’autres victimes ne soient faites.

Les chiffres montrent que :

  • environ 85 % des victimes de violences ne portent pas plainte ;
  • de nombreuses victimes attendent plusieurs années avant de parler ;
  • les auteurs de violences font fréquemment plusieurs victimes ;
  • une grande partie des violences restent invisibles pour les institutions.

WeBlame permet de faire émerger une réalité qui échappe souvent aux systèmes traditionnels de signalement.

Déposer un témoignage

Toute personne majeure ou mineure, victime ou témoin de violences, peut déposer un témoignage. Cela inclut notamment :

  • Violences verbales
  • Violences physiques
  • Violences psychologiques
  • Violences sexistes
  • Violences sexuelles
  • Violences sur mineurs
  • Violences conjugales
  • Violences post-séparation
  • Violences intra-familiales
  • Violences économiques
  • Violences numériques
  • Violences discriminatoires
  • Harcèlement moral
  • Harcèlement sexuel
  • Cyberharcèlement
  • Violences scolaires
  • Violences médicales
  • Violences institutionnelles
  • Violences au travail
  • Traite et exploitation
  • Violences envers les personnes âgées
  • Violences envers les personnes handicapées
  • Violences culturelles
  • Violences animales
  • Violences policières

Non. WeBlame est accessible indépendamment de toute démarche judiciaire. La plateforme accueille également les personnes qui :

  • ne souhaitent pas porter plainte ;
  • ne sont pas encore prêtes à le faire ;
  • ont déjà porté plainte ;
  • ont vu leur plainte classée ;
  • souhaitent simplement laisser une trace sécurisée de leur témoignage.

Oui. Certaines victimes ou témoins ne parviennent à parler que plusieurs années, voire plusieurs décennies après les faits. WeBlame accueille aussi bien les témoignages récents que les témoignages anciens.

Le dépôt d’un témoignage est structuré afin de faciliter les rapprochements tout en garantissant la sécurité des personnes concernées.

Informations concernant la victime ou le témoin

  • nom et prénom ;
  • numéro de téléphone ;
  • âge au moment des faits ;
  • statut (victime directe ou témoin) ;
  • circonstances générales des faits ;
  • période à laquelle les faits se sont déroulés ;
  • adresse e-mail.

Informations concernant la personne mise en cause

Afin de permettre les rapprochements entre signalements, différents éléments peuvent être renseignés lorsqu’ils sont connus : nom, prénom, catégorie socio-professionnelle, plaque d’immatriculation, comptes ou URL de réseaux sociaux. Le témoignage peut être déposé même si toutes ces informations ne sont pas connues.

Cas particulier des mineurs

WeBlame permet également le dépôt de témoignages concernant des mineurs. Le formulaire permet notamment de préciser si la victime était mineure au moment des faits, si la personne mise en cause était majeure ou mineure, et le contexte dans lequel les faits se sont produits (familial, scolaire, sportif, médical, associatif, religieux, etc.). Cette information est importante car de nombreuses violences sur mineurs ne sont révélées que plusieurs années après les faits.

Pourquoi ces informations sont-elles demandées ?

Ces éléments ne servent pas à publier ou diffuser des accusations. Ils permettent uniquement à l’algorithme de détecter d’éventuelles correspondances entre plusieurs témoignages indépendants et d’identifier des situations de récidive qui resteraient autrement invisibles.

Comment ça fonctionne

Une fois le témoignage déposé, le processus se déroule en plusieurs étapes — sans aucune mise en relation automatique :

  1. Analyse et rapprochement — l’algorithme recherche automatiquement des correspondances entre les signalements (même nom, même compte de réseau social, même plaque d’immatriculation, même lieu récurrent, même contexte). L’objectif n’est pas d’identifier un coupable, mais de détecter l’existence possible d’autres victimes ou témoins.
  2. Vérification — lorsqu’une concordance significative est détectée, aucun contact n’est automatique, aucun nom n’est publié, aucune information n’est diffusée. Une analyse humaine est réalisée.
  3. Vérification d’identité — avant toute mise en relation : vérification du numéro de téléphone, double authentification, contrôle d’identité, contrôle documentaire et vérification photographique si nécessaire.
  4. Mise en relation sécurisée — avec l’accord explicite des personnes concernées, la mise en relation peut être réalisée via un·e avocat·e, une association partenaire ou un autre tiers de confiance. Aucune mise en relation n’a lieu sans consentement.

Afin de contribuer à la prévention, à la sensibilisation et à une meilleure compréhension des violences, WeBlame développe un système d’alertes anonymes et de cartographie des violences.

Aucune donnée permettant d’identifier une victime, un témoin ou une personne mise en cause n’est publiée. Les témoignages restent strictement confidentiels et protégés par les dispositifs de sécurité de la plateforme.

Seules des données statistiques agrégées et non identifiantes peuvent être utilisées, notamment : la ou les catégories de violence concernées, le département ou le pays, la tranche d’âge, le genre et la catégorie socio-professionnelle.

Par exemple, une alerte pourrait indiquer qu’un nombre significatif de témoignages concernant une catégorie particulière de violences a été enregistré dans un département donné, sans jamais permettre d’identifier les personnes concernées.

Ces alertes ne sont publiées qu’avec l’accord préalable des victimes ou témoins concernés. Il est donc normal qu’il existe une différence entre le nombre total de témoignages déposés et le nombre d’alertes publiées : tous les témoignages ne donnent pas lieu à une alerte, et chacun reste libre de participer ou non à cette démarche de sensibilisation.

Confidentialité & sécurité

Non. Les témoignages déposés sur WeBlame ne sont jamais publiés. Ils ne sont :

  • ni visibles sur Internet ;
  • ni accessibles au public ;
  • ni indexés par les moteurs de recherche.

Ils sont entièrement sécurisés et chiffrés.

Non. WeBlame ne publie aucun nom, aucune accusation, aucun témoignage et aucun signalement. La plateforme n’est pas un réseau social ni un espace de dénonciation publique.

La sécurité constitue l’une des priorités absolues. Les témoignages sont stockés dans un environnement sécurisé utilisant plusieurs niveaux de protection et de chiffrement.

Les données :

  • ne sont jamais rendues publiques ;
  • sont protégées contre les accès non autorisés ;
  • ne sont accessibles qu’aux personnes habilitées.

Même dans l’hypothèse extrêmement improbable d’une intrusion informatique, les données chiffrées demeureraient inexploitables sans les clés de déchiffrement.

Uniquement dans le cadre légal. Comme toute structure respectant la loi, WeBlame peut répondre à une réquisition judiciaire régulièrement formulée.

Fiabilité & garde-fous

Comme dans tout système déclaratif, cela est techniquement possible. Cependant, les études scientifiques montrent que les fausses accusations représentent une proportion faible des signalements, généralement estimée entre 2 % et 5 % — des chiffres comparables à ceux observés pour les autres crimes et délits.

WeBlame a été conçu pour limiter encore davantage ce risque. Les mécanismes de sécurité comprennent notamment : la vérification du numéro de téléphone, la double authentification, le contrôle d’identité, le contrôle documentaire, la vérification photographique, des vérifications humaines et l’intervention de professionnels du droit lors des mises en relation.

Le risque est extrêmement limité par la conception même du dispositif. Contrairement à une publication sur Internet :

  • aucun nom n’est diffusé ;
  • aucun témoignage n’est publié ;
  • aucune accusation n’est rendue publique ;
  • aucun utilisateur n’accède aux informations d’un autre utilisateur.

WeBlame ne constitue pas un espace de dénonciation publique : la plateforme permet uniquement d’identifier l’existence éventuelle d’autres témoignages concernant une même personne.

Après le dépôt

Aucune mise en relation n’est automatique. Les personnes concernées sont contactées individuellement. La mise en relation n’est possible qu’après :

  • vérification des identités ;
  • vérifications complémentaires ;
  • consentement explicite de chacune des personnes concernées.

Le témoignage reste conservé de manière sécurisée et chiffrée. Il pourra être rapproché d’autres témoignages déposés ultérieurement, certaines victimes ou témoins ne parvenant à parler que plusieurs années après les faits.

Déposer un témoignage constitue également un premier pas important. Pour de nombreuses victimes, mettre des mots sur ce qu’elles ont vécu dans un espace sécurisé représente une démarche cathartique qui contribue à rompre le silence et à amorcer un processus de reconstruction.

Les victimes et témoins peuvent également être orientés vers des ressources juridiques, psychologiques ou associatives adaptées à leur situation. Lorsqu’un témoignage concerne un mineur ou révèle une situation de danger pour un enfant, les procédures de signalement prévues par la loi sont mises en œuvre sans attendre un rapprochement.

Le rôle de WeBlame

Non. WeBlame ne juge personne, ne mène aucune enquête et ne détermine aucune culpabilité. Seule la justice est compétente pour établir les responsabilités. WeBlame est un outil complémentaire permettant aux victimes de sortir de l’isolement.

Non. La plateforme peut orienter les victimes vers des professionnels, mais ne fournit pas de conseil juridique personnalisé.

Non. WeBlame ne réalise aucun suivi thérapeutique, mais peut orienter les victimes vers des professionnels spécialisés.

Vision & soutien

Faire émerger ce qui reste aujourd’hui invisible. À terme, WeBlame a vocation à devenir un observatoire indépendant des violences systémiques permettant :

  • de mieux comprendre les mécanismes de récidive ;
  • d’identifier les schémas récurrents ;
  • de produire des données fiables ;
  • d’améliorer la prévention ;
  • d’éclairer les politiques publiques ;
  • de contribuer à la protection des victimes.

Notre conviction est simple : si les victimes avaient pu savoir plus tôt qu’elles n’étaient pas seules, de nombreuses affaires auraient probablement été révélées plus tôt et certaines victimes auraient pu être épargnées. WeBlame est l’outil qui manquait pour rendre cela possible.

Vous pouvez soutenir WeBlame en :

  • faisant connaître la plateforme ;
  • devenant ambassadeur ou ambassadrice ;
  • proposant un partenariat ;
  • rejoignant notre réseau de professionnels ;
  • apportant un soutien financier, matériel ou technique ;
  • participant au développement de la plateforme ;
  • devenant bénévole, en remplissant le formulaire « Aidez-nous ».

Via le formulaire de contact du site ou directement auprès de l’équipe WeBlame à l’adresse contact@weblame.org.

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